Jonathan Safran Foer, Extrêmement fort et incroyablement près

Publié le par calypso

 

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Oskar, 9 ans, est surdoué, ultrasensible, fou d’astrophysique, fan des Beatles et collectionneur de cactées miniatures. Son père est mort dans les attentats du World Trade Center en lui laissant une clé. Persuadé qu’elle expliquera cette disparition injuste, le jeune garçon recherche la serrure qui lui correspond. Sa quête désespérée l’entraîne aux quatre coins de la ville où règne le climat délétère de l’après 11 septembre.

 

Extrêmement fort et incroyablement près raconte une quête, celle d’un petit garçon surdoué, dans le New-York dévasté de l’après 11 septembre. A l’origine de cette quête, une clé, trouvée par hasard en haut d’un dressing, et la mort d’un être cher, père aimant, compagnon de jeu et soutien indéfectible. Le jeune garçon est convaincu que trouver la serrure correspondant à la clé lui permettra de mieux comprendre la mort de son père. Nous suivons donc Oscar à travers cette chasse au trésor exceptionnelle qui donnera naissance à des rencontres originales et l’aidera à y voir plus clair dans l’histoire familiale.

J’ai apprécié cette lecture, mais pas assez pour annoncer un coup de cœur. En fait, j’ai aimé l’histoire et adoré le personnage d’Oskar, mais je reste un peu plus réservée sur la forme-même du roman. Oskar n'est pas le seul narrateur, de nombreux chapitres sont consacrés à l'échange épistolaire entre ses grands-parents, ce qui permet de donner un second souffle au texte et évite, par là-même, à certaines longueurs de paraître trop présentes. Mais c'est surtout un roman résolument moderne, qui se regarde autant qu’il se lit, et j’avoue ne pas avoir trouvé un grand intérêt à cette recherche stylistique. Mais l’émotion est là, c’est indéniable.

Je compte voir l’adaptation qui sort le 29 février, je pense qu’elle sera à la hauteur.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Je me suis mis à tout nettoyer, et là j’ai remarqué autre chose de bizarre. Au milieu de tous ces morceaux de verre, il y avait une petite enveloppe à peu près de la taille d’une carte réseau sans fil. Hein quoi qu’est-ce ? Je l’ai ouverte et dedans il y avait une clé. Quoi qu’est-ce de quoi qu’est-ce ? C’était une clé bizarre, évidemment la clé de quelque chose d’extrêmement important, parce qu’elle était plus épaisse et plus courte qu’une clé normale. Je n’avais aucune explication : une grosse clé courte, dans une petite enveloppe, dans un vase bleu, sur l’étagère du haut de son dressing. » (p.58-59)

 

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E
Je viens de voir le film (et je sèche un peu sur mon billet) mais il est indéniable qu'il a fait naître une multitude d'émotions fortes en moi.
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C


Du coup, je n'ai pas vu le film.



A
je n'ai pas lu le livre mais j'ai vu le film. C'est un film comme savent très bien les faire les américains mais au bout d'une semaine, il ne m'en reste plus grand chose ...
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C


Je serais curieuse de voir le film !



A
Un roman dont la forme stylistique très recherché m'avait gené également. Il m'en reste une image brouillonne.
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C


Brouillon, oui, c'est le mot !



U
Pourquoi pas? tu piques ma curiosité. :-)
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R
Je pense pour ma part que l'adaptation cinématographique ne sera pas à la hauteur, mais il s'agissait pour moi d'un indéniable coup de coeur pour le livre, ça n'aidera donc pas le film à se
démarquer ;)
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C


C'est parce que tu as eu un coup de coeur. :)



S
il faut que je le lise avant la sortie de l'adaptation...
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C


Vite, vite, alors !