Nathacha Appanah, La Noce d'Anna
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Pendant la noce d'Anna, sa mère se souvient. De la jeune femme qu'elle a été, si différente de sa fille aujourd'hui, de ses rêves, de ses espoirs, de ses envies, parce qu'elle en a encore, des envies, cette femme célibataire qui marie sa fille... Pendant la noce, l'enfance d'Anna resurgit avec le souvenir du père, de l'absent, de l'inconnu... Et un autre bonheur pointe son nez dans la nuit.
Je vais être la voix discordante face à toutes les critiques positives lues ici et là : je n’ai pas du tout aimé ce roman. D’abord, je n’y ai trouvé aucun intérêt, il ne s’y passe presque rien : c’est l’histoire d’une femme qui se rend au mariage de sa fille et qui convoque quelques épisodes de son passé. À travers ses pensées fourmillantes, nous apprenons à faire sa connaissance : elle, l’écrivaine quarantenaire, la maman solitaire d’une fille unique, la femme qui a connu l’Amour et l’a laissé partir, l’îlienne exilée et libre… Au passé, se joint le présent, temps de fête et heure des bilans, et tous les deux nous permettent d’apprécier ou non ce portrait de femme. Pour ma part, je n’ai ressenti aucune émotion vis-à-vis de ce personnage, je suis restée complètement détachée dans la grande majorité du roman, jusqu’à ce que son égoïsme me fasse lever les yeux au ciel. À vrai dire, je voulais juste lire un roman de Nathacha Appanah… Mauvaise pioche !
L’œuvre en quelques mots…
« Il faut que je dise comment nous attendons des années pour qu'enfin il se passe quelque chose, qu'enfin la roue tourne, qu'enfin nous soyons boutés hors de la torpeur du quotidien et soudain, au détour d'un regard, dans la chimère d'une journée semblable à une autre, c'est là, maintenant, ici, ce que nous espérons depuis toujours : une autre vie à portée de main. Mais bien souvent, à force de remplir nos vies, de jouer à être Dieu, de faire les cons, ce moment-là nous échappe et nous continuions sans nous douter une seconde que nous avons laissé, là, maintenant, ici, la chance de notre vie, l'homme de notre vie, la femme de notre vie. »