Camille Endell, De prose et de nuit

Publié le par calypso

 

Élève de l’Académie qui forme l’élite du royaume à la magie des mots, Calliopé refuse les règles des Muses : elle est trop à l’étroit dans le carcan des formules lisses et versifiées qu’on lui enseigne. Rejetée de tous, à l’exception de Phénix, une créature d’ombre – son seul ami et son plus grand secret –, elle est loin de se douter qu’Alstair, le prince héritier du royaume, étudiant comme elle à l’Académie, cache lui aussi des vérités inavouables…

Mais lorsqu’un imprimeur dissident sème le chaos dans la capitale avec ses publications et que les mots deviennent brusquement hors de contrôle, Calliopé et le prince se retrouvent au cœur de machinations qui les dépassent. Le temps leur est compté : et si le pouvoir de Calliopé était la clé ?

 

Calliopé est élève à l’Académie et rêve d’appartenir un jour au monde très fermé des écrivains. Rejetant les règles trop strictes des Muses, la jeune fille rêve de Prose et entretient avec celle-ci un lien dont elle ne mesure pas encore la puissance. Mais dans le royaume d’Arden, la Prose est bannie car jugée trop dangereuse… Portée par son amitié avec Phénix, un être fait d’ombre, et par son rapprochement récent avec Alstair, le prince héritier, Calliopée va multiplier les découvertes et comprendre que l’équilibre du royaume est précaire…

De prose et de nuit est un roman young adult de grande qualité. L’univers dans lequel se déroule l’histoire est très original et sa complexité est amoindrie par l’effort fait par l’autrice pour nous le présenter avec la plus grande clarté. J’ai adoré le fait que les mots soient au centre de l’intrigue. En tant que littéraire, j’ai apprécié toute la réflexion sur la magie et le pouvoir des mots, j’ai aimé voir les personnages construire leurs vers, comme j’ai aimé découvrir les conséquences terribles de l’utilisation de la Prose. J’ai également aimé les personnages nuancés : la courageuse Calliopé qui se bat pour ses rêves et a si peu confiance en elle, Alstair, le prince vulnérable et solitaire, ou encore Gallard, le chevalier protecteur et ambigu. Je lis assez peu de fantasy et l’univers de la Dark Academia m’est inconnu, mais j’ai plongé dans ce roman dès les premières pages. Si je devais formuler un petit bémol, je dirais que, pendant ma lecture, j’ai parfois eu l’impression qu’il me manquait des éléments et qu’un roman ne suffirait pas à explorer complètement l’univers dépeint et l’histoire racontée… mais je ne sais pas quelle est la position de Camille Endell à ce sujet. Pour finir, mention spéciale au jaspage qui rend ce roman aussi beau que bon !

 

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Ce pouvoir en elle… Elle l’avait senti. Elle n’en discernait pas entièrement la portée, mais il était grand, et puissant. Il ne demandait qu’à ce qu’elle l’embrasse pleinement, qu’elle cesse enfin, tout à fait, d’en avoir peur. » (p.517)

 

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