Alexis Laipsker, À couper le souffle

Publié le par calypso

 

Sous terre, personne ne vous entendra crier

 

Enlevée. Séquestrée.

Enterrée vivante.

Elle n’a que dix-sept heures à vivre.

Le commissaire Venturi est sur le fil du rasoir.

Plus que jamais. Car c’est sa fille.

 

À couper le souffle est le premier roman d’Alexis Laipsker que je lis. Je ne connais donc pas le contenu des trois tomes précédents mais cela n’a pas entravé ma lecture. Dans cet opus, la fille de l’inspecteur Venturi a disparu : enterrée vivante, elle n’a que dix-sept heures devant elle pour s’en sortir. Elle n’est pas la première, d’autres n’ont pas réussi. Le tueur s’en prend à des hommes et des femmes qui ne se connaissent pas et n’ont aucun lien apparent, et il s’amuse à révéler au tout dernier moment le lieu où ils sont séquestrés. Les recherches piétinent, les flics sont sur les nerfs. Une enquête plus officieuse voit le jour en raison du lien familial qui unit l’inspecteur à la dernière victime. Nous suivons donc avec intérêt la progression de deux enquêtes.

L’histoire est relativement classique, assez linéaire et sans réels effets de surprise, mais cela fonctionne plutôt bien. Les chapitres courts donnent du rythme et les pages se tournent relativement vite. On sent bien qu’on est dans l’urgence. Cela pourrait presque être un défaut : ce n’est pas un roman extrêmement fouillé ou qui nous conduit dans un univers qui mérite une présentation et des explications, on est plutôt dans l’action et les personnages manquent peut-être un peu de profondeur.

Quand j’ai appris ce qui reliait les victimes, je me suis dit que c’était quand même du déjà vu, avant de comprendre les motivations du tueur, qui, elles, m’ont convaincue. J’ajoute que les scènes où la narration se focalise sur les victimes enfermées m’ont semblé très réalistes et pertinentes. Je valide également le coup de bluff final ! Je pense relire cet auteur si l’occasion se présente.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Le souffle court, il puisait dans ses toutes dernières forces pour tenter de s'extirper de son sarcophage. C'était un geste désespéré, de ceux que l'on fait sans plus y croire, parce que c'était la dernière chance, l'ultime combat. Parce que ne rien tenter aurait signifié abandonner. Donc mourir.

Enterré vivant. »

 

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