Victor Hugo, Les Misérables

Publié le par calypso

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Il est toujours temps de découvrir des monuments de la littérature française !... et il y a plein de moyens de le faire ! Je n’avais jusqu’à présent jamais lu Les Misérables, pourtant j’en connaissais de nombreuses bribes, par le biais de textes que j’ai pu rencontrer au cours de mes études ou d’éditions jeunesse que j’ai eu entre les mains lorsque j’étais enfant : je revois en particulier deux livres, l’un intitulé Cosette, l’autre Gavroche, qui reprenaient les histoires des ces deux personnages. Mais quel plaisir d’avoir, enfin, une vue d’ensemble ! Bon, j’avoue, je n’ai lu que l’édition abrégée, ce n’est pas faute d’avoir le roman dans son intégralité en ma possession… J’en profite d’ailleurs pour faire une petite remarque : j’apprécie particulièrement les éditions de L’Ecole des loisirs qui proposent des œuvres contemporaines de qualité et des classiques abrégés qu’ils mettent à la portée des enfants et adolescents, et qui ne perdent rien de leur charme.

 

Certes, ma lecture a parfois été très studieuse (j’ai décortiqué l’œuvre, sélectionné des extraits…), mais cela ne m’a pas empêchée de me laisser porter par la plume de Victor Hugo et l’histoire si poignante de Jean Valjean, Cosette et les autres. C’est incontestablement une œuvre qui devrait passer entre toutes les mains pour tous les messages qu’elle véhicule. Un très beau moment de lecture !

 

 

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L’œuvre en quelques mots…

 

« Tant qu’il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles. »

 

« Que devint la sœur ? Que devinrent les sept enfants ? Qui est-ce qui s’occupe de cela ?

C’est toujours la même histoire. Ces pauvres êtres vivants, ces créatures de Dieu, sans appui désormais, sans guide, sans asile, s’en allèrent au hasard, et s’enfoncèrent peu à peu dans cette froide brume où s’engloutissent les destinées solitaires, mornes ténèbres où disparaissent successivement tant de têtes infortunées dans la sombre marche du genre humain. Ils quittèrent le pays. Le clocher de ce qui avait été leur village les oublia ; la borne de ce qui avait été leur champ les oublia ; après quelques années de séjour au bagne, Jean Valjean lui-même les oublia. Dans ce cœur où il y avait eu une plaie, il y eut une cicatrice. Voilà tout. »

 

« De souffrance en souffrance, il arriva peu à peu à cette conviction que la vie était une guerre et que dans cette guerre il était le vaincu. Il n’avait d’autre arme que sa haine. Il résolut de l’aiguiser au bagne et de l’emporter en s’en allant. »

 

« [Fantine] travailla pour vivre ; puis, toujours pour vivre, car le cœur a sa faim aussi, elle aima. »

 

« Paris a un enfant et la forêt a un oiseau ; l’oiseau s’appelle le moineau ; l’enfant s’appelle le gamin.

Accouplez ces deux idées qui contiennent, l’une toute la fournaise, l’autre toute l’aurore, choquez ces deux étincelles, Paris, l’enfance ; il en jaillit un petit être. »

 

« L’amour n’a point de moyen terme ; où il perd, ou il sauve. Toute la destinée humaine est ce dilemme-là. Ce dilemme, perte ou salut, aucune fatalité ne le pose plus inexorablement que l’amour. L’amour est la vie, s’il n’est pas la mort. Berceau ; cercueil aussi. Le même sentiment dit oui et non dans le cœur humain. De toutes les choses que Dieu a faites, le cœur humain est celle qui dégage le plus de lumière, hélas ! et le plus de nuit. »

 

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