Nadia Coste, Fedeylins, tome 1 : Les Rives du monde

Publié le par calypso

 

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Comme tous les fedeylins, petits êtres ailés vivant au bord d’une mare qui constitue leur Monde, Cahyl éclot sur un nénuphar. Comme tous les fedeylins, il doit braver la noyade et de dangereux poissons avant d'atteindre le rivage. Comme tous les survivants de cette première épreuve, Cahyl se présente devant les Pères Fondateurs, avide de connaître la caste choisie pour lui et l’avenir tout tracé qui l’attend.

Mais Cahyl est différent : il lui manque la marque qui le lierait à ce destin. Son existence même fait trembler les bases de sa société et cela, tout le monde n'est pas prêt à l'accepter.

« Etre fedeylin, c’est accepter. »

 

Ouvrir ce roman, c’est entrer dans une bulle de douceur et de poésie. A travers l’adorable personnage-narrateur qu’est Cahyl, l’auteur nous invite à découvrir l’univers des fedeylins, petits êtres ailés  de quinze centimètres de haut, s’évertuant, depuis près de trois cent ans, à maintenir la paix avec les gorderives, leurs plus proches voisins. Chez les fedeylins, la société est organisée en cinq castes : les créateurs, les transmetteurs, les prieurs, les récolteurs et les bâtisseurs. Etre fedeylin est un aboutissement, il faut d’abord être larveylin (enfant), puis mydeylin (adolescent). C’est lors de la première étape de sa vie, au cours de la cérémonie de l’éveil, qu’un fedeylin se voit attribuer une caste par l’un des cinq Pères Fondateurs, les seuls mâles fécondants. La voie est donc en théorie toute tracée pour chaque fedeylin et ce, depuis sa bulle. Mais vous vous doutez bien que notre Cahyl a quelque chose d’exceptionnel. Contrairement à tous ceux de son peuple, Cahyl nait sans la marque censée définir son destin. Soutenu par sa mère, la douce Delyndha, et son ami, un gorderive qui l’a sauvé lors de son éclosion, Cahyl devra apprendre à vivre avec sa différence et construire lui-même son destin…

Fedeylins, Les Rives du monde est un roman que je ne peux que vous conseiller, vraiment ! Je n’y ai personnellement trouvé aucune longueur, c’est un détail que j’ai souvent lu dans les critiques, même si je peux comprendre que, pour certains, ce roman puisse manquer d’action. Il faut dire qu’il s’agit du premier tome d’une série qui en compte quatre. Il plante donc le décor et offre au lecteur des descriptions très précieuses qui n’alourdissent en aucun cas la progression de l’histoire. Chaque chapitre est précédé d’un petit texte appartenant au patrimoine littéraire des fedeylins et expliquant les origines du peuple, des castes, du pacte de non-agression fait avec les gorderives… C’est un réel plaisir de comprendre le fonctionnement de cette société, le mode de vie de ces petits êtres et de découvrir certains personnages-clés de l’histoire : Cahyl, bien sûr, si touchant (j’avoue avoir été un peu triste de le voir grandir tant le personnage m’a plu en tant que larveylin), mais aussi Delyndha qui porte à son fils un amour incommensurable, Melyna et Andara, les sœurs attentives, ou encore Naïlys, cette jeune larveylin qui refuse son destin et à qui Cahyl va s’identifier. Il faut aussi mentionner Glark, un personnage peu commun, très drôle et très attachant.

Fedeylins, Les Rives du monde est un roman magique, où le regard porté à l’infiniment petit est transcendé par une écriture débordante de poésie et d’une grande sensibilité.

 

Un grand merci à Liyah qui m’a permis, il y a quelques mois, de gagner ce magnifique roman !

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Ma bulle. Douce chaleur. Lumière diffuse. Bien-être.

Je n’aurais jamais pensé revivre cette sensation, pourtant me revoilà flottant dans les limbes.

Comme j’aimerais retrouver la quiétude de mes premiers mois et l’insouciance d’alors… Je n’étais qu’un petit parmi les trois mille fécondés sur le nénuphar de ponte. Un larveylin à peine formé.

Je roulais sur moi-même pour suivre la progression du Dor.

Aujourd’hui, la lumière ne filtre plus à travers la membrane du cocon qui m’emprisonne. Les repères me manquent.

La brume du souvenir m’enveloppe et s’insinue dans les moindres replis de ma peau. Je me laisse aller. Je m’oublie et retourne au passé.

Pour comprendre. » (p.11)

 

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E

J'ai adoré ce magnifique roman!


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A

Encore une lectrice conquise. Il va bien falloir que je finisse par le lire.


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C


Oui, vraiment ! Je l'ai lu très rapidement !



V

Et bonne nouvelle, le tome 2 paraît en octobre. Il est dans ma PAL!


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L

J'avais oublié que tu l'avais gagné chez moi !
Honte sur moi, je ne l'ai toujours pas lu, alors qu'il me fait très envie !!!


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C


Il faut y remédier ! :D



M

Décidément il faut que je le sorte de ma PAL ;-)


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L

Un vrai bonheur de lecture et un vrai coup de coeur


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D

Je l'ai acheté et fait dédicacer par l'auteur (très sympathique!) en avril dernier. Pas encore eu le temps de m'y plonger, mais j'ai encore plus hâte après ton avis.


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