Jean-Louis Fournier, Satané Dieu !

Publié le par calypso

 

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Quand Dieu eut fini le monde, il se recula pour l’observer. Et il dit : « Cela est bon. Peut-être trop bon pour eux... »

Dieu loge maintenant avec saint Pierre au dernier étage d’une grande tour. Dieu s’ennuie. Les hommes s’amusent. Dieu est jaloux.

« Vous avez réussi le paradis, il n’y a pas de raison que vous loupiez l’enfer », lui dit saint Pierre.
Encouragé, Dieu invente dans la foulée: la famine qui décime, la culpabilité pour tout gâter, la rentabilité pour tout gâcher, TF1, la surpopulation jusqu’à saturation, les guerres de religion comme punition, après Mozart, Jean-Michel Jarre, et, pour se marrer pendant les fêtes de fin d’année, un bon raz de marée... Un essai de théologie légère, qui ose enfin regarder Dieu dans les yeux.

 

« Trop bon trop con ». Saint Pierre n’avait pas vraiment tort quand il a rappelé à Dieu cet adage. Du haut de sa tour, Dieu observe les hommes et se rend compte des erreurs qu’il a commises avec eux. Ces derniers coulent des jours heureux, peu soucieux de leur créateur, et lui se morfond en compagnie de saint Pierre. Mais c’était sans compter sur l’ingéniosité de l’Eternel…

Satané Dieu ! est un court roman qui se lit d’une traite. Avec cet humour qui lui est propre, Jean-Louis Fournier réinvente l’origine des malheurs terrestres pour le plus grand bonheur de ses lecteurs. Chaque petite trouvaille est savoureuse à souhait et, si l’on peut éventuellement reprocher une structure un peu répétitive, on ne peut que sourire face à ce déferlement de punitions divines.

 

Merci qui ? Merci Florel !

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« La vengeance viendra du ciel, a dit Dieu en se levant de fort méchante humeur.

Il a mal dormi, les hommes ont fait la fête toute la nuit.

- Je vais leur chier sur la tête, annonce-t-il à saint Pierre.

- Pardonnez-leur.

- Parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font ? Non merci, on m’a déjà fait le coup, je connais la chanson. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas le faire moi-même. Je vais déléguer. Je vais charger quelqu’un de la besogne.

- Quelle besogne ?

- Déféquer tout la journée.

- Où ça ?

- Partout. Je veux salit leurs belles autos, leurs belles maisons et toute la terre.

- Même vos églises ?

Dieu venait d’inventer le pigeon. » (p.85-86)

 

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