Daniel Pennac, Comme un roman

Publié le par calypso

 

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LES DROITS IMPRESCRIPTIBLES DU LECTEUR

1. Le droit de ne pas lire.

2. Le droit de sauter des pages.

3. Le droit de ne pas finir un livre.

4. Le droit de relire.

5. Le droit de lire n’importe quoi.

6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible).

7. Le droit de lire n’importe où.

8. Le droit de grappiller.

9. Le droit de lire à haute voix.

10. Le droit de nous taire.

 

Eh bien ! Il était temps que je lise cet essai qui est, pour les amateurs de littérature, un incontournable ! J’en connaissais certains passages, comme tout le monde je crois, mais c’est une vraie découverte, dans l’ensemble. Quel lecteur ne se reconnaîtrait pas dans les propos de Daniel Pennac ? Et quel plaisir de lire les mots d’un auteur au sujet d’une passion que l’on partage avec lui ! Je me suis reconnue dans la grande majorité de ses propos. Par exemple, quand il parle de ces enfants qui lisent, pardon, dévorent, à longueur de journée… En tant que bonne bibliovore qui se respecte, j’ai souvent été amenée à entendre la phrase : « Qu’est-ce qu’elle lit ! » mais jamais personne n’a cherché à me détourner de la lecture ; je n’ai en tout cas jamais eu l’occasion d’entendre : « Elle lit trop ! » Je me suis reconnue aussi en tant qu’enseignante, dans les interrogations concernant le rapport entre l’élève et la lecture. Il y a du vrai dans ce que dit Pennac, mais pas mal de démagogie aussi. Toutefois, le plaisir de lire un passionné prend le dessus.

Ci-dessous, quelques phrases extraites du livre, il y en aurait tellement à citer… Le deuxième extrait est tellement juste, vous ne trouvez pas ?

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Lire, cela s’apprend à l’école.

Aimer lire… » (p.80)

 

« Le temps de lire est toujours du temps volé. (Tout comme le temps d’écrire, d’ailleurs, ou le temps d’aimer.)

Volé à quoi ?

Disons, au devoir de vivre.

C’est sans doute la raison pour laquelle le métro – symbole rassis dudit devoir – se trouve être la plus grande bibliothèque du monde.

Le temps de lire, comme le temps d’aimer, dilatent le temps de vivre.

Si on devait envisager l’amour du point de vue de notre emploi du temps, qui s’y risquerait ? Qui a le temps d’être amoureux ? A-t-on jamais vu, pourtant, un amoureux, ne pas prendre le temps d’aimer ?

Je n’ai jamais eu le temps de lire, mais rien, jamais, n’a pu m’empêcher de finir un roman que j’aimais. La lecture ne relève pas de l’organisation du temps social, elle est comme l’amour, une manière d’être.

La question n’est pas de savoir si j’ai le temps de lire ou pas (temps que personne, d’ailleurs, ne me donnera), mais si je m’offre ou non le bonheur d’être lecteur. » (p.124-125)

 

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