Frank Andriat, Depuis ta mort

Publié le par calypso

 

« Tu aurais pu m'accorder un délai supplémentaire; tu ne l'as pas fait et c'est pour ça que je t'en veux. » Ghislain n'arrive pas à sortir du brouillard dans lequel il se débat depuis la mort de son père. Comment accepter cette absence et continuer à vivre ? Heureusement, la vie est là, qui veille, et la douce Amélie aussi... 
 


Depuis ta mort est un roman qui traite d'un sujet douloureux, celui de la perte d'un parent, et qui s'adresse tout particulièrement aux adolescents.
Ghislain, le personnage principal, est également le narrateur de ce court texte qui nous raconte la difficile acceptation de la mort brutale de son père. Parce qu'il est parti sans lui dire au revoir, parce qu'il est parti sans lui laisser le temps, l'adolescent en veut à son père et voudrait pouvoir le « tuer
», c'est-à-dire effacer sa présence obsédante de ses pensées. Je ne vous révèle pas grand chose en vous disant que, peu à peu, Ghislain va parvenir à faire son deuil et à accepter de vivre à la fois sans son père et à ses côtés. Ce qui fait, à mon sens, l'intérêt de ce court roman ce sont ces mots, ces phrases si bien choisis et qui disent, avec tellement de justesse, toute la peine que l'on peut ressentir face à la perte d'un proche.


L'oeuvre en quelques mots...

« J'étais fier de toi, très fier. Je ne te l'ai pas assez dit. Un adolescent, ça s'éloigne avant de pouvoir revenir. Mais, puisque tu es définitivement parti, je n'aurai jamais l'occasion de te rejoindre. Tu as tout gâché, papa : l'évolution naturelle des choses, la relation, les petites brisures, la tendresse. Je ne te le pardonne pas. A qui pourrais-je raconter que tu es un type bien, que tu vis de projets, que tu as du courage et de la persévérance ? Je ne supporte pas de parler d'une personne à l'imparfait et, en mourant, tu ne m'as pas laissé d'autres choix. 
»

« Les mots sont pauvres pour exprimer ce quon ressent face à la mort. On dirait qu'avec elle, s'achève le vocabulaire. Bien entendu, il y a des termes illustratifs, mais ce dont je parle, c'est de mon coeur qui appelle au secours. Un cri qui ne se traduit pas en langue française. Un cri tout court. »

 

 

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A

J'ai trouvé ce livre un peu trop lisse et trop bien léché pour un ado de 16 ans... Je suis trop insensible ?!


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C


Non, parfois on n'est pas touché même quand les sujets sont graves.



P

Je viens de finir ce livre un peu douloureux. On a mal en même temps que le jeune héros de Frank Andriat. Un bouquin qui pourrait aider un jeune qui a perdu un parent.
Bonne journée.


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C


Tout à fait d'accord. C'est un joli livre qui pourrait faire du bien.



P
Que vois-je? Stephie qui se moque? Vilaine!
C'est vrai que j'aime les lectures glauques, mais j'ai un souci avec tout ce qui touche à la mort et à son acceptation... Et celui-ci me paraît plus "psychologique" que glauque.
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C


C'est le cas en effet.



P
Qualifié d'auteur pour adolescent, Frank Andriat écrit les mots justes,les mots qui touchent.
J'ai acheté plusieurs livres de cet auteur pour mon fils, il y a quelques années, je les ai plus appréciés que lui.
Auteur pour ados?
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M
Et bien malgré la tristesse du thème abordé, j'avoue que ce livre me tente beaucoup...
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C

Je ne connaissais pas du tout l'auteur à vrai dire, mais c'est en furetant sur les rayonnages du CDI que je l'ai découvert.


S
Et c'est Pimprenelle, la reine du livre triste qui dit ça. Je suis morte de rire.
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P
Hum, je ne suis pas sûre d'être capable de lire un tel livre, ça a l'air vraiment triste.
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C

C'est sûr qu'il y a plus gai comme sujet...


S
Un très chouette roman pour la jeunesse, que j'avais lu à l'occasion du prix des Incorruptibles il y a quelques années. Beaucoup de sensibilité dans ce livre. Cette année-là, sur la question du deuil j'avais aussi lu "On n'arrête pas les comètes" de Sigrid Baffert qui était aussi très beau.
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C

Je ne connais pas, mais je note !