Sebastian Fitzek, Siège 7A

Publié le par calypso

 

Il existe une arme létale que chacun peut embarquer sans encombre à bord d'un avion.

Aucun contrôle au monde ne peut la détecter...

Un vol de nuit Buenos Aires-Berlin.

Une passagère fragile psychologiquement.

Un psychiatre contraint de la manipuler afin de provoquer le crash de l'appareil. À défaut, sa fille, la seule famille qu'il lui reste, mourra...

 

Incontestablement meilleur que Le Colis que je viens de lire, mais on n’est pas non plus dans l’excellence. On peut dire cependant que Sebastian Fitzek fait le job en se creusant la cervelle pour trouver des situations inédites et intrigantes. Après le très bon Passager 23 dont l’histoire se déroulait à bord d’un paquebot de croisière, voici donc Siège 7A dont l’histoire se déroule en partie dans un avion, comme vous l’aurez aisément deviné. Nous suivons Mats Krueger, psychiatre de renom, qui a embarqué malgré sa phobie dans un avion le conduisant de Buenos Aires où il vit à Berlin où il va retrouver sa fille enceinte. C’est pour celle qu’il n’a pas vue depuis quatre ans qu’il tente de dépasser ses peurs, non sans avoir auparavant étudié avec une grande application les statistiques concernant les crashs aériens. Malgré toutes les précautions prises, son vol ne va pas se passer exactement comme prévu. Un appel anonyme ébranle le peu d’assurance qu’il lui restait. L’ultimatum est posé. Sa fille Nele mourra si Mats Krueger refuse d’être à l’origine du crash de l’avion…

Sebastian Fitzek manie l’art du suspense à merveille, on ne peut pas lui reprocher le contraire. Avec Siège 7A, le lecteur va de surprise en surprise et avance avec l’envie croissante de démêler les fils de cette histoire palpitante, quoiqu’assez peu crédible. C’est le point noir de cette lecture, c’était déjà le cas avec Le Colis lu il y a quelques jours. J’ai lu tous ses romans, à l’exception de Mémoire cachée, et je ne crois pas qu’ils étaient aussi peu vraisemblables… Si les passages où l’on suit Mats Krueger dans l’avion m’ont vraiment beaucoup plu, j’ai été, je l’avoue, un peu moins séduite par ce qu’il se passe au même instant sur terre. Les motivations quant à l’enlèvement de la fille du psychiatre m’ont semblé ridicules, voire risibles, et le lien entre différents événements et personnages un peu tiré par les cheveux… Dans l’ensemble toutefois, une bonne tension et une lecture agréable au bord de la piscine !

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Chaque être humain a un point de rupture. Le moment où il parle sous la torture. Celui où il se change en assassin juste pour que la douleur cesse. »

Publié dans Littérature allemande

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