Maxence Fermine, La Probabilité mathématique du bonheur

Publié le par calypso

 

À trente-neuf ans, Noah, éternel adolescent, a de plus en plus le sentiment d'un vide essentiel qui le fait passer à côté de sa vie. Alors un soir, il décide de poser son mal-être pour trouver la clef du bonheur. D'expériences en découvertes, Noah le traque dans chaque aspect de sa vie, guidé par cette seule question : y a-t-il une recette, une formule pour y parvenir ? Une rencontre va changer la donne au-delà de toutes ses espérances...

 

Voici un roman que j’ai choisi de lire pour trois raisons : l’auteur, Maxence Fermine, dont j’avais adoré le magnifique et court roman Neige, le titre mettant en avant une question qui m’intéresse autant qu’elle m’intrigue – le bonheur, pas les mathématiques – et la couverture épurée et apaisante. Mais voilà, comme rien ne se passe jamais comme prévu avec les lectures, et c’est tant mieux, je dois dire que je n’ai pas apprécié cette lecture autant que je l’espérais. C’est un roman qui est très facile à lire car les chapitres sont courts, mais qui surfe un peu trop à mon goût sur le principe des romans feel-good dont je ne raffole pas outre mesure tant je les trouve faciles et peu vraisemblables. Je pensais que la plume de Maxence Fermine allait être à la hauteur du sujet ou l’élever, c’est selon, malheureusement non, j’ai trouvé l’écriture assez éloignée de ce à quoi je m’attendais et l’histoire très convenue. Je n’ai pas réussi à m’identifier ou tout simplement à apprécier véritablement le personnage de Noah avec qui je partage pourtant, sur le papier, pas mal de points communs : le portrait qui se dégage de ce presque quarantenaire n’est pas flatteur, certaines de ses interrogations sont intéressantes mais ses tentatives dans sa quête au bonheur – je parle des tentatives initiales – sont avortées trop rapidement pour être réalistes et sources de réflexion. Le reste du roman, c’est-à-dire la rencontre de Noah avec un jeune homme qu’il n’aurait a priori jamais dû rencontrer, change la donne et ouvre presque sur un nouveau récit, plus intéressant, mais dont la fin est très aisément devinable…

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Un matin, alors qu’il est assis derrière son ordinateur, penché sur la maquette d’un article un peu rasoir qu’il ne parvient pas à légender, Noah Karski réalise combien il s’ennuie. C’est un jeudi de début janvier. Il tourne la tête vers le paysage qu’il aperçoit par la fenêtre, montagnes enneigées, ciel bas et lourd, branches d’arbres balayées par d’intenses rafales de vent, et lâche un énorme soupir. » (p.11)

 

 

 

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